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Un chat qui ronronne sur les genoux après une journée difficile, et la tension semble retomber d’un coup. L’impression est si répandue qu’elle a nourri une abondante littérature sur les bienfaits du chat pour la santé, du cœur au moral en passant par le sommeil. Avec 39 % des Français qui possèdent un chat, selon le baromètre FACCO-Odoxa, la question concerne une large part des foyers.
Entre études sérieuses, résultats mal compris et promesses de magazines, le tri n’est pourtant pas évident. Certaines recherches trouvent des liens encourageants, d’autres ne trouvent rien, et aucune ne démontre qu’adopter un chat soigne quoi que ce soit. Qu’apporte vraiment un chat à la santé de ses maîtres, et que faut-il savoir avant de se lancer ?
Les propriétaires de chat ont-ils moins de maladies cardiaques ?
Une étude de l’université du Minnesota, souvent citée, a suivi 4 435 Américains pendant une vingtaine d’années : ceux qui avaient possédé un chat présentaient un risque de décès par infarctus plus faible, avec un risque relatif de 0,63. Pour l’ensemble des maladies cardiovasculaires, l’écart n’était qu’une tendance.
En chiffres bruts, 3,4 % des propriétaires de chat étaient morts d’un infarctus pendant l’étude, contre 5,8 % des personnes qui n’en avaient jamais eu. Les résultats avaient été ajustés sur l’âge, le tabac, la tension, le diabète ou le cholestérol. Il s’agit pourtant d’une étude d’observation, qui montre une association, pas un lien de cause à effet. La presse de l’époque a souvent résumé le résultat par un risque réduit de 30 %, un raccourci qui a fait le tour du monde bien plus vite que les réserves des chercheurs.
Son auteur principal, le neurologue Adnan Qureshi, reconnaissait lui-même que les propriétaires de chat pourraient simplement avoir une personnalité moins exposée au stress. Il avançait une explication prudente, conditionnelle, formulée avec toutes les réserves d’usage.
Si l’on suppose que posséder un chat est directement responsable de ces bénéfices, l’explication la plus logique serait que posséder un chat pourrait soulager le stress et l’anxiété, et réduire ainsi le risque de maladies cardiovasculaires.
Adnan Qureshi, professeur de neurologie à l’université du Minnesota, dans un article de l’université repris par MinnPost, 20 mars 2008 (traduction)
Le ronronnement a-t-il un effet apaisant démontré ?
Le ronronnement est bien réel et mesurable, à une fréquence comprise entre 25 et 150 hertz, explique la chercheuse Leslie Lyons, de l’université de Californie à Davis. L’idée que ces vibrations favorisent la cicatrisation ou la densité osseuse reste en revanche une hypothèse, non démontrée chez l’humain.
L’effet apaisant ressenti tient sans doute davantage au moment lui-même qu’aux fréquences sonores : une présence chaude, un rythme régulier, une pause imposée dans une journée chargée. C’est déjà beaucoup, à condition de ne pas en faire une thérapie.
Les chats sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à partager ces moments : la France en comptait 16,6 millions en 2024, contre 9,9 millions de chiens, selon la FACCO. Le chat est devenu l’animal de compagnie le plus répandu, notamment parce qu’il s’adapte bien à la vie en appartement et à des maîtres absents une partie de la journée. Cette popularité rend d’autant plus utile un regard lucide sur ce qu’il apporte réellement.
Un chat protège-t-il de la solitude et de la déprime ?
Les résultats sont décevants sur ce point : une étude britannique publiée en 2024 sur plus de 6 000 personnes n’a trouvé aucun effet bénéfique de la possession d’un animal sur la santé mentale, et les propriétaires présentaient même des symptômes dépressifs et anxieux légèrement plus élevés.
La même étude relève un effet modeste chez les personnes vivant seules, qui se disaient un peu moins isolées avec un chat ou un chien. Adopter un animal pendant la pandémie n’avait en revanche pas amélioré la santé mentale un an plus tard. Le chat ne remplace ni les liens humains ni un suivi quand la déprime s’installe.
Ces résultats contrastés rejoignent un paradoxe relevé par le baromètre FACCO-Odoxa : seules 26 % des personnes vivant seules et 23 % des plus de 65 ans possèdent un chat, bien en dessous de la moyenne nationale. Ceux qui pourraient le plus profiter de sa compagnie sont aussi ceux qui en ont le moins, souvent pour des raisons pratiques : logement, mobilité réduite, crainte de ne pas pouvoir s’en occuper jusqu’au bout.
Ce qu’un chat demande en retour
Un chat vit en moyenne 11,5 ans, selon la FACCO, et coûte environ 1 200 euros par an à ses propriétaires, d’après une enquête Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem. L’alimentation représente à elle seule autour de 316 euros par an, sans compter les frais vétérinaires imprévus.
- une visite vétérinaire au moins une fois par an, que 67 % des propriétaires de chat respectent ;
- la vaccination, la stérilisation et l’identification, à prévoir dès l’adoption ;
- un traitement antiparasitaire régulier, qui protège aussi les humains de la maison ;
- du temps de jeu quotidien, indispensable pour un chat d’appartement ;
- une solution de garde pour les vacances et les absences prolongées.
Ces contraintes méritent d’être pesées avant l’adoption, comme le détaille notre article sur les questions à se poser avant d’adopter un animal. Un chat mal préparé devient vite une source de tension plutôt qu’un facteur d’apaisement.
Un bien-être qui ne se mesure pas en études
La science peine à démontrer ce que des millions de propriétaires décrivent au quotidien, et c’est peut-être normal : le lien avec un animal échappe en partie aux questionnaires. Une routine de soins, un compagnon qui attend le retour du travail, une présence silencieuse le soir comptent sans figurer dans un tableau statistique.
La prudence invite simplement à ne pas attendre du chat ce qu’il ne peut pas donner. Il ne soigne ni l’hypertension ni la dépression, mais il structure les journées, oblige à s’occuper d’un autre et offre des moments de calme, jusque dans le lit pour ceux qui l’y acceptent, comme l’explique notre article sur le sommeil partagé avec un chat.

Vous avez vraiment raison tous ce que vous avez dit c’est bien vrai
J.ai 2 chats (10 ans et 18 mois) je les adore, mais je ne remarque pas de changt ds mon caractère qd ça ne va pas. Et pourtant, bcp de câlins😻 🌻😻
J ai du faire euthanasier mon minou de douze ans atteint de diabète. Il me manque mais j ai bientôt 88 ans et je n ose me relancer.. je vis en villa j étais tellement anxieuse lorsqu il s échappait..
De plus si on veut une maison impeccable cela demande du ménage supplémentaire…