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Un piège à moustiques de type Mosquito Magnet ne fonctionne pas tout seul : il a besoin d’un appât chimique, appelé attractant, qui imite les odeurs corporelles humaines. La société FAVEX commercialise ces attractants en France, et il en existe deux familles. L’Octenol vise les moustiques dits classiques, le Culex pipiens, tandis que le Lurex 3, rebaptisé Atrakta, cible le moustique tigre, l’Aedes albopictus.
La distinction n’a rien d’anecdotique. Selon la région, on se fait piquer par l’une, par l’autre, ou par les deux espèces, et un appât mal choisi revient à laisser le piège tourner à vide. Les deux recharges peuvent d’ailleurs être associées dans le même appareil pour couvrir les deux fronts en même temps.
Reste la question qui revient chaque printemps chez les possesseurs de l’appareil, quand les premiers vols reprennent et que les boîtes vides s’accumulent dans le garage : où se procurer ces recharges, et à quel prix, pour quel rythme de remplacement ?

Deux appâts pour deux moustiques bien différents
Le Culex pipiens est le moustique commun, celui qui vrombit près de l’oreille à la nuit tombée et qui se reproduit volontiers dans les eaux stagnantes un peu chargées. L’Octenol reproduit une molécule présente dans l’haleine et la transpiration des mammifères, ce qui suffit à l’attirer vers le piège. Cette espèce reste la plus répandue sur l’ensemble du territoire, y compris dans les régions où le moustique tigre n’est pas encore installé.
L’Aedes albopictus, lui, joue dans une autre catégorie. Comme le rappelle le site de jardinage Gerbeaud.com, il poursuit son expansion depuis une quinzaine d’années et se trouve désormais implanté dans la quasi-totalité des départements métropolitains. Il pique en journée et en début de soirée, ce qui change complètement la façon dont on vit sa terrasse. Chaque femelle pond en moyenne 150 à 300 œufs, dans des volumes d’eau minuscules, parfois quelques centilitres au fond d’une coupelle.
Le Lurex 3, devenu Atrakta, a été formulé pour ce profil-là. Son cocktail d’odeurs corporelles complète le dioxyde de carbone diffusé par l’appareil, qui brûle du butane pour simuler la respiration d’un être humain. Associer les deux appâts dans la saison permet de ne pas choisir son camp quand les deux espèces cohabitent dans le même jardin, une situation devenue courante dans le Sud comme, désormais, en Île-de-France.
Ce que fait vraiment une borne à attractant
Le principe n’est pas de repousser, mais de capturer avant reproduction. L’appareil diffuse du CO2 et une molécule attractive, la femelle en quête de sang s’approche, se fait aspirer, et ne pondra jamais. Ce raisonnement vient des travaux d’entomologistes menés dans les zones tropicales, et l’allemand Biogents en a fait un standard bien avant que le grand public s’y intéresse. Une capture vaut donc plusieurs centaines d’œufs évités, ce qui explique l’effet retard de ce type de matériel.
Il ne faut donc pas attendre une disparition immédiate des piqûres, mais une décrue progressive sur plusieurs semaines. C’est aussi pour cette raison que la régularité du réapprovisionnement en appâts compte autant que l’achat de l’appareil, et que la rupture de stock du printemps 2021 avait tant fait grincer des dents.
Un calendrier de réassort qui a marqué le printemps 2021
En rupture de stock depuis plusieurs mois, les appâts Lurex3, rebaptisés Atrakta, sont redevenus disponibles à la vente début avril 2021. Le retour s’est fait en ordre dispersé selon les enseignes, avec des dates de mise en ligne échelonnées sur quatre semaines. Voici comment s’est déroulé ce réapprovisionnement, tel qu’annoncé par les distributeurs à l’époque.
- disponible dès le 30 mars chez Antimoustic.com ;
- réassort annoncé le 19 avril chez Voussert ;
- disponible sur Amazon dès le 26 avril, à 23 € la boîte, importée des États-Unis vers la France.
Ce décalage entre enseignes n’a rien d’exceptionnel sur ce marché de niche. Les volumes sont faibles, la saison est courte, et les distributeurs se réapprovisionnent à quelques semaines d’intervalle plutôt qu’en même temps. Guetter la remise en stock dès la fin mars reste le meilleur réflexe, plutôt que d’attendre les premières piqûres de juin pour commander.
Prix, référence produit et durée d’une boîte
Le prix public annoncé était de 54 € TTC, la référence produit étant le 9990018. Chaque boîte contient trois recharges, et l’on compte une recharge par mois, à changer en même temps que la bouteille de gaz. Une boîte couvre donc un trimestre de fonctionnement continu, soit à peu près la durée de la saison des moustiques dans la moitié nord du pays.
Les écarts entre enseignes se jouaient à quelques euros : Castorama affichait 49 € la boîte de trois appâts, contre 54 € en prix public conseillé. À ce niveau de tarif, ce sont surtout les frais de port qui font la différence sur le coût final, et ils varient beaucoup d’un vendeur à l’autre.

Où trouver les recharges, en magasin comme en ligne
Deux circuits coexistent, et ils ne se valent pas selon que l’on habite près d’une grande surface de bricolage ou non. Les conditions de livraison pèsent souvent plus lourd que le prix affiché, en particulier chez les revendeurs spécialisés qui imposent un seuil de franco élevé.
- Leroy Merlin, disponible en drive pour les régions alors confinées ;
- Castorama, en drive pour les régions alors confinées, à 49 € la boîte de trois appâts ;
- Amazon, avec la livraison gratuite pour les abonnés Prime ;
- Voussert, livraison gratuite à partir de 229 € HT d’achats ;
- Antimoustic.com, livraison la moins chère du lot via Mondial Relay, à 4,39 € ;
- protecthome.fr, livraison offerte à partir de 150 €, en précommande au 05 61 46 11 77 ;
- mypiscine, livraison offerte à partir de 150 € en précommande, expédition à partir du 22 avril.
Pour une seule boîte, le calcul est vite fait : le point relais à 4,39 € bat les seuils de franco à 150 ou 229 €, qui ne deviennent intéressants qu’en commande groupée avec d’autres consommables. Les entrées de gamme en drive dépannent bien quand la saison démarre plus tôt que prévu.
Piéger ne dispense jamais de vider les coupelles
Un appareil à CO2 bien alimenté en attractant fait beaucoup, mais il ne peut rien contre un seau oublié derrière le garage ou une gouttière qui retient l’eau. Les professionnels sont unanimes sur ce point, et cette hiérarchie des gestes est rappelée par tous ceux qui testent ce type de matériel.
La suppression des gîtes larvaires reste la première étape indispensable de toute stratégie de lutte contre les moustiques.
Xavier Gerbeaud, dans son banc d’essai de solutions anti-moustiques publié sur Gerbeaud.com le 7 août 2026
Vider les coupelles sous les pots, contrôler l’étanchéité de son réservoir d’eau de pluie, surveiller les regards d’évacuation et les poches d’eau sous les lames de terrasse : ces vérifications prennent dix minutes et retirent aux femelles l’essentiel de leurs pondoirs. Un tas de matière humide mal aéré joue le même rôle, ce que constatent souvent ceux qui se demandent ce qui attire les moustiques vers le compost.
Le budget consacré aux recharges prend tout son sens à cette condition. Sans elle, le piège capture ce que le jardin produit en continu, et la facture d’attractant se renouvelle sans que la gêne diminue vraiment. Avec elle, la même boîte de trois sachets couvre une saison entière et rend les soirées dehors de nouveau supportables. La différence se joue dans dix minutes de tournée du jardin, pas dans le montant dépensé.


pourquoi ne pas donner le prix et comment commander