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- La réponse en bref : ce que dit vraiment la loi
- Le cadre légal des stages pour les jeunes
- La voie scolaire : séquence d’observation, stage de 3ème et stage de 2de
- Les mini-stages, une alternative intéressante
- L’impact des stages sur le développement des jeunes
- Modalités pratiques et précautions
- Obtenir des informations et conventions de stage via les CCI
- Questions fréquentes des parents
- Les mini-stages : témoignages et retours d’expérience
La question des stages en entreprise pour les jeunes suscite un intérêt croissant, en particulier pour ceux qui sont âgés de 12 à 13 ans en classe de 6ème-5ème. Beaucoup de parents se heurtent à une information contradictoire : un cousin a fait un stage à 13 ans, mais le collège du quartier répond que « c’est réservé à la 3ème ».
En France, la législation encadre de manière stricte l’immersion professionnelle des mineurs. Entre le code de l’éducation, le code du travail et les pratiques locales des chambres consulaires, il est facile de s’y perdre.
Cet article vise à explorer les possibilités existantes pour un enfant désireux d’acquérir une première expérience professionnelle avant le traditionnel stage d’observation de 3ème. Il fait le tri entre ce que dit la loi, ce qui se pratique réellement, et les démarches concrètes à mener.
La réponse en bref : ce que dit vraiment la loi
Avant d’entrer dans le détail, voici l’essentiel à retenir. La possibilité d’effectuer un stage dépend moins de l’âge que du niveau de classe et du moment où il se déroule (temps scolaire ou vacances).
- Pendant le temps scolaire : la séquence d’observation en milieu professionnel est obligatoire en classe de 3ème et possible dès la 4ème. Elle passe par une convention signée avec le collège ;
- Pendant les vacances scolaires : le stage découverte, ou « mini-stage », est ouvert aux collégiens à partir de la 4ème et aux lycéens. Il est désormais accessible aux jeunes de moins de 14 ans et se valide auprès d’une chambre consulaire (CCI, chambre de métiers ou d’agriculture) ;
- Pour les 12-13 ans en 6ème et 5ème : la voie officielle nationale démarre en 4ème, mais certaines chambres de commerce et régions proposent, en pratique, des conventions permettant à des élèves plus jeunes de vivre une première immersion ;
- Dans tous les cas : un stage d’observation n’est pas un emploi. L’enfant observe, il ne travaille pas, et une convention accompagnée d’une assurance reste indispensable.
Le cadre légal des stages pour les jeunes
En France, le stage en entreprise est principalement envisagé dans le cadre scolaire, notamment avec le stage de 3ème. C’est le dispositif le plus connu, mais ce n’est pas le seul.
Cependant, les règles sont différentes pour les jeunes de 12-13 ans, qui ne sont pas encore concernés par ce stage obligatoire. Pour eux, tout se joue en dehors du collège, à l’initiative de la famille.
Deux dispositifs à ne pas confondre
La confusion vient presque toujours du fait que deux dispositifs très différents portent, dans le langage courant, le même nom de « stage ». Les distinguer clairement évite bien des déconvenues.
| Critère | Séquence d’observation (voie scolaire) | Mini-stage découverte (vacances) |
|---|---|---|
| Quand | Sur le temps scolaire | Uniquement pendant les vacances scolaires |
| Qui organise | Le collège ou le lycée | La famille et le jeune |
| Qui valide la convention | Le chef d’établissement | La chambre consulaire (CCI, CMA, chambre d’agriculture) |
| Niveaux concernés | 4ème, 3ème (obligatoire), 2de | À partir de la 4ème, lycéens, étudiants |
Retenez la règle simple : ce qui se déroule sur le temps de classe passe par l’établissement, tandis que ce qui se déroule pendant les congés passe par une chambre consulaire. Les 12-13 ans qui souhaitent une première expérience se tournent donc, le plus souvent, vers la seconde voie.
Il est possible d’obtenir une convention via la CCI de votre région, mais aussi, depuis 2024, via une plateforme nationale de l’État qui a considérablement simplifié la démarche.
La convention de stage précise les conditions d’accueil du jeune durant la période définie et est disponible sur le site web du gouvernement.
Remplir une convention de stage : les informations à réunir
Que vous passiez par le formulaire en ligne ou par un modèle papier de la CCI, les rubriques à compléter sont les mêmes. Rassembler ces éléments avant de commencer la saisie fait gagner un temps précieux. Pour remplir la convention de stage vous aurez besoin des informations suivantes :
- Nom et prénom de l’élève stagiaire
- Date de naissance de l’élève
- Coordonnées complètes de l’élève : adresse, téléphone, e-mail
- Nom et prénom du représentant légal (parent) si l’élève est mineur
- Coordonnées du parent : téléphone, e-mail, adresse (si différente de celle de l’élève)
- Nom de l’établissement scolaire frequenté par l’élève
- Adresse complète de l’établissement scolaire
- Classe fréquentée par l’élève
- Informations sur la situation de handicap éventuelle de l’élève (Oui/Non)
- Projet professionnel ou formation concernée par le mini stage (nom de la formation ou diplôme)
- Motifs et informations recherchées lors du mini stage (raison du choix du stage)
- Informations de l’entreprise d’accueil :
– Nom de l’entreprise
– Nom du responsable et/ ou tuteur de stage (avec fonction)
– Adresse complète de l’établissement où se déroule le stage (attention si différent du siège social)
– Numéro de SIRET de l’établissement (attention à bien vérifier que ce soit le numéro du bon établissement, pas celui du siège social)
– Téléphone et e-mail du responsable - Dates et horaires du mini stage (jour(s), heure de début et fin)
- Signature des parents ou représentant légal obligatoire si l’élève est mineur
Précision importante concernant le numéro de SIRET : les parents peuvent le trouver sur le site société.com en s’assurant que le numéro correspond bien à l’établissement recevant le stagiaire, et non au siège social de l’entreprise. Cela évite des erreurs lors de la complétion de la convention.
Les moins de 15 ans, en dehors d’un cadre scolaire formel, sont soumis à une réglementation stricte pour des raisons de sécurité et de protection de l’enfance. Cette rigueur n’est pas un obstacle, mais un garde-fou : elle garantit que l’immersion reste une découverte, jamais une mise au travail.

La durée du stage ne peux excéder 30h par semaine. Cela pourra se présenter sous le format suivant : 9h-12h /13h30 -16h30 ou encore 9h-12h/14 -17h. Pour un enfant de moins de 14 ans, la barre est encore abaissée à 6 heures par jour.
Les stages ont lieu durant les vacances scolaires et 1 des 2 semaines doit être consacrée au repos. Il n’est pas possible de réaliser 2 semaines de stage successives. Un même jeune peut enchaîner plusieurs mini-stages dans l’année, à condition d’observer des métiers différents et de ne pas occuper plus de la moitié de chaque période de congés.
Le Code du travail, en son article L. 4153-1, pose le principe selon lequel l’emploi salarié est en principe interdit avant 16 ans, sauf exceptions (apprentissage dès 15 ans, activités artistiques, ou stages organisés par des établissements d’enseignement). Historiquement, ce seuil de protection était souvent évoqué autour de quinze ans pour les plus jeunes.
Hors, un stage d’observation n’est pas un emploi : le jeune regarde, questionne et découvre, mais ne produit pas. C’est précisément ce qui permet aux plus jeunes d’y accéder, y compris, depuis la loi du 5 septembre 2018, aux moins de 14 ans pour les périodes d’observation pendant les vacances.
Il est donc essentiel de comprendre les nuances de cette législation pour saisir les opportunités offertes aux jeunes, sans se décourager devant un vocabulaire juridique parfois intimidant.
Dispositions légales et réalités pratiques des stages
Il est essentiel de comprendre le cadre légal défini par la loi française concernant les stages en entreprise pour les élèves. L’Article D331-6, modifié par le Décret n°2019-636 du 24 juin 2019, établit clairement les objectifs et modalités de ces stages, plus communément appelés séquences d’observation.
Selon cet article, les séquences d’observation visent à observer l’environnement technologique, économique et professionnel.
Elles doivent être en adéquation avec les programmes d’enseignement et s’inscrivent dans le cadre de l’éducation à l’orientation, aujourd’hui rattachée au parcours Avenir suivi par chaque collégien.
Ces séquences ne peuvent être organisées qu’à partir des deux derniers niveaux de l’enseignement des collèges ou durant la scolarité au lycée, c’est-à-dire à partir de la classe de 4ème.
Les modalités d’encadrement des élèves sont fixées par l’établissement scolaire et s’alignent sur l’organisation générale des sorties scolaires. Le jeune reste, tout au long de son immersion, sous la responsabilité de son chef d’établissement.

Ce calendrier n’est pas anecdotique : pour un mini-stage découverte, ce sont les dates officielles des vacances qui déterminent les créneaux possibles. Mieux vaut donc caler son projet sur les congés de la Toussaint, de Noël, d’hiver ou de printemps, en gardant à l’esprit la règle de la demi-période maximum.
Un suivi par l’établissement d’enseignement et un encadrement adapté dans l’entreprise sont requis pour les élèves effectuant ces séquences individuellement en classe de 4ème.
La convention de stage, prévue à l’article D. 331-3, détaille les conditions d’encadrement des élèves. Elle fixe les objectifs pédagogiques, le calendrier, les horaires, les activités proposées et les modalités de suivi.
Cependant, dans la pratique, les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) permettent parfois aux élèves de réaliser des stages dès la classe de 6ème, à l’âge de 12-13 ans.
Cette flexibilité est rendue possible grâce aux conventions de stage spécifiques établies par les régions.
Ces dispositions montrent une adaptation de la législation aux besoins locaux et une volonté d’offrir aux jeunes une expérience professionnelle enrichissante dès un âge plus précoce.
La voie scolaire : séquence d’observation, stage de 3ème et stage de 2de
Sur le temps de classe, l’immersion professionnelle suit une progression désormais bien balisée, de la 4ème jusqu’au lycée. Comprendre cette montée en puissance aide à situer où se trouve réellement un enfant de 12-13 ans dans ce parcours.
En classe de 3ème, la séquence d’observation est obligatoire pour tous les élèves et dure cinq jours, consécutifs ou non, sur le temps scolaire. Elle est encadrée par l’article D. 332-14 du code de l’éducation et se déroule, le plus souvent, entre les vacances de la Toussaint et celles de printemps. Son organisation pendant les congés est, pour ce stage précis, formellement exclue.
La séquence d’observation en milieu professionnel est obligatoire pour tous les élèves des classes de troisième, en application des dispositions de l’article D. 332-14 du code de l’éducation.
Éduscol, Ministère de l’Éducation nationale, « Séquence d’observation en milieu professionnel pour les élèves des classes de troisième », mise à jour janvier 2026
En classe de 4ème, cette même séquence est autorisée mais non obligatoire : elle peut être proposée dans le cadre du projet d’établissement, sans limite d’âge inférieure. Un élève de 4ème âgé de 13 ans est donc pleinement dans les clous du dispositif national.
Nouveauté de ces dernières années : les élèves de seconde générale et technologique sont eux aussi concernés par une séquence d’observation, parfois appelée « stage de seconde ». Le document officiel de présentation 2025-2026 confirme d’ailleurs que les entreprises, associations et services publics peuvent accueillir des élèves de 4ème, de 3ème et de 2de.
Pour trouver un lieu d’accueil, les familles ne sont pas seules. Plusieurs ressources publiques existent :
- La plateforme nationale 1élève1stage, qui regroupe les offres de séquences d’observation ouvertes aux élèves ;
- La plateforme Avenir(s) de l’Onisep, riche en ressources d’orientation et en découvertes de métiers ;
- Le professeur principal, le centre d’information et d’orientation (CIO) et les plateformes développées par les régions et les départements.
À noter une différence utile avec le mini-stage des vacances : la séquence d’observation scolaire peut, à titre exceptionnel, se dérouler à l’étranger, sur autorisation du chef d’établissement et dans le respect du suivi pédagogique de l’élève.
Les mini-stages, une alternative intéressante
Une solution se dessine à travers les « mini-stages« . C’est souvent la porte d’entrée la plus réaliste pour un jeune qui n’a pas encore atteint la 3ème mais brûle de découvrir un métier.
Ces stages de courte durée, souvent organisés par des collèges en partenariat avec des entreprises, offrent une première immersion professionnelle aux jeunes.
En Vendée, par exemple, le nombre de mini-stages proposés est remarquable, faisant du département un précurseur en la matière.

Le mini-stage, généralement d’une durée de quelques jours, permet aux jeunes de découvrir le monde du travail sous une forme adaptée et encadrée.
Il s’agit d’une expérience enrichissante, qui peut orienter les choix professionnels futurs des participants.
Qui peut faire un mini-stage, et à quel moment ?
Le mini-stage de découverte professionnelle obéit à des règles précises, aujourd’hui harmonisées au niveau national. Elles répondent à la plupart des questions que se posent les parents avant de se lancer :
- Le public : les collégiens à partir de la 4ème et de la 3ème, les lycéens (de la seconde à la terminale) et les étudiants ;
- L’âge : le dispositif est désormais ouvert aux jeunes de moins de 14 ans, une évolution issue de la loi du 5 septembre 2018 relative à la liberté de choisir son avenir professionnel ;
- Le moment : uniquement pendant les vacances scolaires officielles, jamais sur le temps de classe ;
- La durée : de un à cinq jours maximum, sur une période d’une semaine, ni le dimanche ni les jours fériés ;
- Le lieu : dans une entreprise, une administration, une association ou chez le professionnel de son choix, mais jamais à l’étranger, même si l’entreprise est française ;
- La répétition : plusieurs stages sont possibles dans l’année, à condition d’observer des métiers différents et de ne pas dépasser la moitié de chaque période de vacances.
Cette souplesse fait du mini-stage un formidable outil d’orientation à la carte : un jeune hésitant entre deux voies peut, sur une même année scolaire, observer un cabinet vétérinaire aux vacances d’automne puis un atelier de menuiserie à celles d’hiver.
Les étapes pour organiser un mini-stage pendant les vacances
La marche à suivre s’est nettement simplifiée depuis la mise en ligne d’une convention dématérialisée. Voici le déroulé, étape par étape :
- Trouver l’entreprise d’accueil, en sollicitant le réseau familial, les commerçants du quartier ou les plateformes d’immersion ;
- Vérifier la couverture d’assurance responsabilité civile du jeune, indispensable avant toute signature ;
- Compléter la convention avec l’entreprise, en réunissant les informations listées plus haut ;
- Faire signer la convention par le stagiaire, son représentant légal et l’entreprise ;
- Soumettre la convention à la chambre consulaire dont dépend l’entreprise, pour examen et validation avant le démarrage du stage ;
- Compléter le bilan de fin de stage avec le tuteur, puis le transmettre à la chambre qui a validé la convention.
Un point de vigilance mérite d’être souligné : sans validation de la chambre consulaire, le stage ne peut pas avoir lieu. La chambre compétente dépend du type d’activité : la CCI pour les entreprises commerciales et industrielles, la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) pour les activités artisanales, et la Chambre d’agriculture pour le monde agricole.
L’impact des stages sur le développement des jeunes
Les stages précoces offrent une multitude d’avantages en termes de développement personnel et professionnel.
Ils permettent aux jeunes de découvrir différents métiers, de comprendre le fonctionnement d’une entreprise et parfois d’acquérir des compétences pratiques. Au-delà du savoir-faire, ils développent des savoir-être précieux : ponctualité, prise de parole, sens de l’observation et confiance en soi.

Une étude réalisée par l’Observatoire de l’Éducation révèle que les stages contribuent significativement à l’éveil professionnel des jeunes.
Ils facilitent l’orientation scolaire et professionnelle en offrant une vision concrète du monde du travail. Confronter très tôt une représentation idéalisée d’un métier à sa réalité quotidienne évite bien des désillusions au moment des choix décisifs de fin de collège.
Modalités pratiques et précautions
La mise en place d’un stage pour un jeune de 12-13 ans nécessite une préparation minutieuse. Rien ne doit être laissé au hasard, car c’est aussi une manière d’apprendre à l’enfant le sérieux qu’exige le monde professionnel.
La possibilité, pour les collégiens à partir de la 4ème, les lycéens et les étudiants, d’effectuer
Code de l’éducation, articles L124-3-1, L332-3-1 et L332-3-2
un stage découverte pendant les vacances scolaires.
Il est crucial de respecter la réglementation en vigueur, en s’assurant que le stage soit en adéquation avec l’âge et les capacités du jeune.
- Le choix de l’entreprise et du domaine d’activité est essentiel;
- Une convention de stage, signée par toutes les parties, est indispensable;
- Une assurance suffisante : Afin de préparer au mieux les conditions de réalisation du stage, il convient de vous assurer que vous disposez d’une couverture d’assurance suffisante tant pour les dommages pouvant être occasionnés par le jeune que pour les risques auxquels il peut être exposé;
- Le rôle de l’encadrant en entreprise est primordial pour assurer une expérience bénéfique et sécurisée.
À ces quatre points s’ajoute une règle de bon sens souvent recommandée par l’Éducation nationale : privilégier un environnement autre que celui des parents, même si l’enfant envisage à terme de reprendre l’activité familiale. La découverte y gagne en authenticité.
Des exceptions à la règle : stages pour les élèves de 6ème et 5ème
Bien que le code de l’éducation français, dans ses articles L124-3-1, L332-3-1 et L332-3-2, prévoie la réalisation de stages en entreprise principalement pour les élèves à partir de la classe de 4ème, la réalité sur le terrain révèle une pratique plus souple.
Des élèves plus jeunes, spécifiquement ceux en 6ème et 5ème, parviennent à accéder à ces opportunités de stages.
Cette flexibilité est en grande partie due à l’intervention des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) locales.

Les CCI, en tant qu’organismes facilitant la connexion entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise, proposent des conventions de stage adaptées à ces jeunes élèves.
Cette pratique élargit l’accès au monde professionnel pour un public plus jeune, leur offrant une expérience précieuse bien avant la classe de 4ème.
Ce phénomène met en lumière la capacité des institutions locales à s’adapter aux besoins et aspirations des élèves, démontrant ainsi une approche plus individualisée et proactive de l’éducation professionnelle précoce. Il reste néanmoins prudent de vérifier, au cas par cas, ce que la chambre consulaire de votre territoire accepte réellement, car les pratiques varient d’une région à l’autre.
Respect des conditions de travail pour les mineurs
Pour assurer une expérience à la fois enrichissante et respectueuse de la jeunesse des stagiaires, il est impératif de respecter certaines conditions spécifiques aux enfants de moins de 15 ans. Ces règles visent à protéger leur bien-être et à garantir un équilibre entre apprentissage et vie personnelle.
La durée du travail est un aspect crucial.
Le stage ne doit pas excéder 7 heures par jour et 30 heures par semaine. Pour un enfant de moins de 14 ans, la limite descend à 6 heures quotidiennes.
Cette limitation assure que l’expérience professionnelle reste compatible avec les capacités et les besoins des jeunes stagiaires.
En termes de repos hebdomadaire, les jeunes ont droit à deux jours de repos par semaine, de préférence consécutifs. S’y ajoute un repos quotidien d’au moins 14 heures consécutives pour les moins de 16 ans.
Cette mesure est essentielle pour leur permettre de se reposer et de poursuivre leurs activités personnelles ou scolaires.
De plus, les stagiaires bénéficient des congés scolaires.
Cette disposition aligne la période de stage sur le calendrier scolaire, permettant aux jeunes de concilier aisément leurs engagements académiques et professionnels.
Enfin, les horaires de stage sont encadrés : ils doivent être compris entre 6 heures du matin et 20 heures. Cette plage horaire est pensée pour s’adapter au rythme de vie des jeunes, en évitant les contraintes d’horaires trop matinaux ou tardifs. Le travail de nuit est, pour les moins de 16 ans, strictement interdit.
Deux garde-fous complètent ce cadre : aucune période de travail ne peut dépasser 4 heures et demie sans une pause d’au moins 30 minutes, et les tâches sur les machines, appareils ou produits dangereux, visées par les articles D. 4153-15 et suivants du code du travail, restent interdites aux mineurs. Le stagiaire observe ces gestes, il ne les exécute pas.
Ces règles, en harmonie avec les besoins des jeunes, assurent que les stages constituent une expérience positive, formatrice et adaptée à leur âge.
Obtenir des informations et conventions de stage via les CCI
Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) jouent un rôle clé dans la facilitation des stages pour les jeunes collégiens.
Leur site internet est une ressource précieuse pour obtenir des renseignements sur les modalités de ces stages.
Cependant, il est important de noter que trouver les informations spécifiques peut s’avérer parfois complexe.
En effet, bien que les sites des CCI offrent une pléthore de ressources, les détails relatifs aux conventions de stage et aux documents nécessaires pour la mise en place d’un mini stage ne sont pas toujours facilement accessibles.
Cette situation peut nécessiter un contact direct avec la CCI concernée.
Dans de nombreux cas, un appel téléphonique s’avère être la solution la plus efficace pour clarifier les démarches et obtenir les documents requis.
Les représentants des CCI sont généralement disposés à fournir une assistance personnalisée, guidant les élèves et leurs parents à travers le processus d’organisation d’un stage. Le réseau « Point Orientation Apprentissage » des CCI constitue à ce titre un bon point d’entrée.
Cette démarche souligne l’importance d’une communication proactive pour faciliter l’accès aux opportunités de stages professionnels pour les jeunes, assurant ainsi une expérience enrichissante et conforme aux attentes de toutes les parties impliquées.
Pour la CCI des Alpes-Maritimes, vous pouvez contacter le campus des métiers au 04 93 13 73 70 ou par mail : contact@campussuddesmetiers.com
La convention de stage précise les conditions d’accueil du jeune durant la période définie et est disponible sur le site web du gouvernement.
Questions fréquentes des parents
Quelques interrogations reviennent presque systématiquement dès qu’on aborde le sujet du stage avant la 3ème. Voici des réponses claires pour lever les derniers doutes.
Un enfant de 12-13 ans en 6ème ou 5ème peut-il vraiment faire un stage ? La voie officielle nationale (séquence d’observation et mini-stage des vacances) commence en 4ème. En pratique, certaines chambres consulaires et dispositifs régionaux acceptent des élèves plus jeunes : la meilleure démarche consiste à contacter directement la CCI de son territoire pour connaître sa position.
Le mini-stage est-il rémunéré ? Non. Il s’agit d’une observation, pas d’un emploi : aucune gratification n’est due, et l’enfant ne perçoit pas de salaire. C’est précisément ce statut qui rend le dispositif accessible aux plus jeunes.
Faut-il obligatoirement une convention ? Oui, sans exception. Aucune immersion ne peut débuter sans une convention signée par toutes les parties, et, pour le mini-stage des vacances, validée par la chambre consulaire compétente.
Le stage peut-il se dérouler à l’étranger ? Pour un mini-stage pendant les vacances, non : il doit se tenir en France, même si l’entreprise est française. Pour la séquence d’observation scolaire, une mobilité à l’étranger reste possible à titre exceptionnel, avec l’accord du chef d’établissement.
Qui contacter en premier ? Pour un stage sur le temps scolaire, le professeur principal et le collège ; pour un mini-stage pendant les vacances, la chambre consulaire dont dépend l’entreprise, ou directement la plateforme nationale de demande de convention.
Les mini-stages : témoignages et retours d’expérience
Les témoignages recueillis auprès de jeunes ayant participé à des mini-stages en Vendée illustrent leur enthousiasme.
Ils relatent une expérience enrichissante et motivante, marquant souvent un premier pas décisif dans leur parcours professionnel.
Ces expériences, bien que brèves, laissent une empreinte durable dans l’esprit des jeunes, renforçant leur compréhension du monde du travail et affinant leurs aspirations futures.
Les stages en entreprise, encadrés par des réglementations précises, offrent aux jeunes de 12-13 ans d’importantes occasions d’explorer le monde professionnel.
Le cadre législatif français garantit que ces expériences soient non seulement enrichissantes mais également sécurisées.
Les mini-stages, notamment, émergent comme un moyen efficace pour introduire les jeunes dans le monde du travail, favorisant leur développement personnel et professionnel.
Toutefois, il est crucial de reconnaître que la validation d’un stage dépend en fin de compte de l’accord de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) concernée.
La CCI, tout en encourageant ces opportunités, est tenue de respecter la législation en vigueur.
Chaque situation est unique et nécessite une évaluation individuelle pour s’assurer que les conditions du stage soient en adéquation avec la loi et les besoins de l’élève.
Ce décryptage souligne l’importance de ces initiatives, qui représentent de véritables tremplins pour l’avenir des jeunes.
Elles leur permettent de se familiariser avec le monde du travail et d’affiner leurs choix d’orientation, tout en tenant compte des spécificités de chaque cas individuel. À 12, 13 ou 14 ans, l’essentiel n’est pas de multiplier les expériences, mais d’en vivre une, bien préparée, qui ouvre le regard et nourrit la réflexion sur l’avenir.

