Les grandes vacances arrivent : des idées de jeux et de bricolages pour rythmer les journées des petits

Cinquante-neuf jours de vacances à occuper sans se ruiner : des idées de jeux, de bricolages et de sorties pour rythmer l'été des enfants, écrans sous contrôle.

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L’école ferme ses portes et une longue plage de temps s’ouvre devant les familles. Cette année, les grandes vacances s’étendent du 4 juillet au 1er septembre, soit cinquante-neuf jours sans cartable à organiser d’après le calendrier du ministère de l’Éducation nationale. Autant dire un marathon plus qu’un sprint, qui se prépare un minimum.

Rythmer les journées ne signifie pas les remplir de la première à la dernière minute. L’idée tient plutôt en quelques repères souples qui donnent une forme à la semaine, en gardant de larges plages où il ne se passe rien de prévu. Beaucoup de parents continuent de travailler une partie de l’été, jonglent avec les modes de garde et redoutent ces longues après-midis où tout le monde tourne en rond.

Reste une question que se posent presque tous les foyers une fois juillet venu : comment tenir la distance sans transformer chaque journée en casse-tête, ni laisser les écrans absorber tout le temps libre ?

Poser quelques repères plutôt qu’un planning minuté

Un cadre lâche suffit souvent à apaiser les journées. Une matinée plutôt calme, consacrée au réveil tranquille, à un peu de lecture ou à quelques pages de cahier de vacances, puis une après-midi plus active, dehors de préférence : cette alternance simple rassure les enfants et soulage les parents, car chacun sait à quoi s’attendre.

Les chiffres invitent à la vigilance sur un point précis. D’après Santé publique France, les enfants de six à huit ans passent déjà près de deux heures par jour devant des écrans de loisirs, et ce temps a tendance à doubler les jours sans école. Garder un cadre clair autour des écrans pendant l’été évite que la tablette ne devienne, par défaut, l’occupation principale des journées.

Une fois ce cadre posé, le plus amusant commence : trouver de quoi remplir les après-midis sans se ruiner ni courir les magasins. La bonne nouvelle, c’est que les meilleures occupations coûtent souvent très peu.

Des activités qui ne coûtent presque rien

Avant de penser sorties payantes ou centres de loisirs, la maison et le jardin regorgent de ressources. Voici quelques pistes qui demandent peu de matériel et beaucoup d’imagination :

  • construire une cabane avec des branches, un vieux drap et quelques pinces à linge, dans le jardin ou au salon les jours de pluie ;
  • organiser une chasse au trésor avec des indices dessinés à la main et une petite récompense à la clé ;
  • lancer un herbier ou une collection de cailloux, qui transforme la moindre promenade en expédition ;
  • installer un parcours d’obstacles avec des coussins, des cordes et des cerceaux ;
  • préparer un goûter maison, des sablés ou une salade de fruits, en confiant chaque étape aux enfants.

Ces activités cochent aussi une case importante : l’Organisation mondiale de la santé recommande au moins soixante minutes de jeu actif par jour pour les plus jeunes, et une cabane à finir ou une chasse au trésor y contribuent sans même y penser. Le reste, c’est du temps gagné sur l’écran.

Le bricolage maison, valeur sûre des après-midis

Quand la chaleur cloue tout le monde à l’ombre, le bricolage prend le relais. Pas besoin de fournitures sophistiquées : une boîte à chaussures, trois rouleaux de carton, de la peinture et de vieux magazines suffisent à occuper des heures de découpage et de collage.

Les classiques fonctionnent toujours. Un hôtel à insectes fabriqué avec des branches creuses, du land art composé de feuilles et de cailloux, des galets peints aux couleurs vives qui finiront en presse-papier : chaque réalisation donne une petite fierté et une trace concrète de la journée.

Mains d'enfants peignant des galets aux couleurs vives sur une table de jardin, en plein été.
Peindre des galets fait partie de ces activités d’extérieur simples qui tiennent les enfants un bon moment.

Le bricolage de récupération a le bon goût d’être économique et de sensibiliser, l’air de rien, au réemploi. Praticable dès trois ans avec un peu d’aide, il apprend à trier, garder et transformer ce qui serait parti à la poubelle, une habitude qui dépasse largement les vacances. Quand l’envie de manuel se déplace vers la cuisine, rien n’empêche de cuisiner à quatre mains une recette simple.

Quand l’ennui devient un allié

Vouloir tout occuper serait une erreur. Les moments où l’enfant ne sait pas quoi faire ne sont pas des temps morts : ils sont souvent le point de départ d’un jeu inventé, d’une histoire bricolée, d’une idée qui n’aurait jamais émergé dans un emploi du temps saturé. L’ennui pousse l’imagination à se mettre en route, à condition de ne pas le combler aussitôt.

Ce n’est pas la peur de l’ennui qui est la plus à craindre, c’est la réponse que nous apportons à cette peur.

Serge Tisseron, psychiatre, dans un entretien à L’ADN, 31 mars 2020

Laisser un enfant désœuvré dix ou quinze minutes, résister à l’envie de dégainer la tablette, c’est lui offrir l’occasion de puiser dans ses propres ressources. Cette autonomie se construit lentement, et les vacances en sont le terrain idéal, loin de la pression du quotidien scolaire.

Mettre le nez dehors sans se ruiner

Le dehors reste le meilleur terrain de jeu de l’été, et le moins cher. Un parc, un square ombragé ou un coin de jeu en plein air aménagé à la maison aident les enfants à dépenser l’énergie qui déborde en fin de journée, bien mieux que devant un écran.

Youtube video
Des idées d’activités à faire avec les enfants, sans écran, pendant les vacances.

Les ressources gratuites ne manquent pas non plus. Les médiathèques, dont l’inscription est souvent gratuite pour les moins de dix-huit ans, proposent l’été des animations et le prêt de livres ou de jeux, et les communes organisent fréquemment des activités estivales. Un marché de producteurs devient une sortie sensorielle, et un pique-nique improvisé suffit parfois à transformer une journée ordinaire en souvenir.

Un été qui leur appartient un peu plus

Au fond, ces deux mois sont une parenthèse rare où le temps ralentit pour les enfants. Les journées un peu vides, les jeux inventés et les bricolages bancals composent une mémoire d’enfance bien plus durable que n’importe quelle activité clé en main.

Donner à un enfant l’espace de s’occuper seul, c’est aussi lui faire confiance pour grandir. Ce qui se joue derrière une cabane de branches ou un galet peint dépasse le simple passe-temps : c’est une petite autonomie qui se met en place, et qui resservira bien après la rentrée.

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